Tristan Girard-Gaymard rejoint Bruzzo Dubucq en tant que Directeur Scientifique

12 octobre 2020
12 octobre 2020 bruzzo

Bruzzo Dubucq fortifie son expertise avec l’arrivée de Tristan Girard-Gaymard. Le nouveau Directeur Scientifique du cabinet, fort de sa connaissance technique du droit et de son imagination sans borne permettra au cabinet de renforcer sa pratique du contentieux des affaires et de consolider le pôle conseil. 

Tristan Girard-Gaymard est docteur en droit privé et sciences criminelles. Après une thèse relative aux opportunités d’affaires en droit privé (préf. H. Barbier, PUAM, 2020) soutenue en 2018, il est qualifié aux fonctions de maitre de conférences et est recruté en tant qu’enseignant-chercheur à l’Université Catholique de Lyon (UCLy). Il y enseigne le droit commercial général, le droit des sociétés, le droit commun des contrats et le droit des contrats spéciaux. Depuis il consacre principalement ses écrits au droit des obligations et au droit des affaires. 

Pour son arrivée chez Bruzzo Dubucq, Tristan Girard-Gaymard s’est prêté au jeu de nos questions/réponses :

BD : Qu’est-ce qui vous a amené à faire du droit ?
TGG : Mille déterminants ! Je dirais que, pour l’essentiel, j’ai toujours aimé la contradiction et j’ai toujours été révolté par l’injustice. Fort heureusement, la première est un moyen du droit, la seconde est sa fin : la recherche de la justice.

BD : Pourquoi cette appétence pour l’enseignement ?
TGG : J’explique d’abord ma passion de l’enseignement par des rencontres avec mes maîtres à la Faculté, d’illustres pédagogues. J’explique ensuite cette appétence par les plaisirs de l’oralité. Quel bonheur d’être placé devant un auditoire pour expliquer et exposer ses idées ! La présence d’un auditoire est à la fois grisant et exigeant : elle est source d’humilité.

BD : Sur quels types de dossiers avez-vous travaillé ?
TGG : J’ai eu le plaisir de contribuer à des dossiers contentieux ainsi qu’à des opérations de conseil aux entreprises. Le champ de mes interventions est des plus larges puisqu’il s’étend du droit civil et commercial jusqu’au droit financier et au droit des nouvelles technologies.

BD : L’étape la plus importante de votre carrière jusqu’à maintenant.
TGG : La soutenance de ma thèse en 2018. C’est un rite initiatique qui marque le passage d’un état d’étudiant à celui d’auteur, si humble soit-il.

BD : Quelle est votre plus grande fierté ?
TGG : C’est de pouvoir mener de front une carrière universitaire enrichissante et de concilier cela avec mes missions de conseil au cabinet.

BD : Qu’est-ce qui vous a donné envie de rejoindre Bruzzo Dubucq ?
TGG : La dynamique de l’équipe, d’abord. Il est rare qu’un cabinet d’affaire s’appuie sur une équipe de jeunes et excellents juristes.  La diversité et la complexité des dossiers traités, ensuite. Je suis particulièrement séduit par les importants contentieux que traite le cabinet, notamment à l’égard des GAFAM. Les dossiers de conseil sont eux aussi à forts enjeux, ce qui aiguise ma curiosité.

BD : Comment définiriez-vous le métier d’avocat ?
TGG : Le métier d’avocat est noble car il est fiduciaire : il repose sur la confiance que place le justificiable dans son conseil. C’est l’honneur des avocats d’être dignes de cette confiance.

BD : Quelles sont les qualités nécessaire selon vous pour devenir un bon avocat ?
TGG : L’excellence, d’abord, car le droit est une science qui, pour être mobilisée, nécessite de solides connaissances. Humilité, ensuite, car si le droit est une science, il est une science sociale. Il faut savoir douter, se remettre en question, car aucune solution n’est acquise en droit.

BD : Quels sont les principaux conseils que vous pourriez donner à des étudiants qui souhaitent suivre cette même voix ?
TGG : Il faut savoir cultiver sa curiosité, elle est la première qualité du scientifique et donc du juriste. Il faut aussi savoir se dépasser, ne pas se contenter de ce que l’Université nous donne, pour se faire sa propre experience et son propre apprentissage. C’est comme cela que l’on découvre sa vocation.